2. Histoire

 

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C’est en Europe qu’ont été développées les premières grandes civilisations.

La construction des belles grosses pyramides égyptiennes, c’est pas une couple de millénaires avant le Miracle grec? Et l’Égypte, c’est pas en Afrique, par hasard? Les historiens seraient-ils totalement nuls en géo­graphie?

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« […] on situe les racines de la civilisation occidentale dans cet espace oriental du bassin méditerranéen qui a vu naître, entre autres, les civilisations mésopota­miennes et égyptiennes vers le ive millénaire av. J.-C. » Simard, Marc et Christian Laville, Histoire de la civilisation occidentale. Une perspective mondiale, ERPI, Saint-Laurent, 2000, p. 12.

Faire naître la civilisation de l’Occident en Orient pour lui donner quelques millénaires de plus, c’est pas mal rusé! Mais je ne comprends pas pourquoi l’Égypte, l’Irak et l’Iran ont perdu leur propre civili­sation occidentale après l’avoir transmise à l’Occi­dent.

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Au moment de la colonisation européenne, l’Afrique était peuplée de petites tribus.

Comment s’appelle la tribu qui a construit les pyramides? Et celle qui a colonisé l’Espagne et l’a gou­vernée pen­dant presque quatre siècles. Et celle qui a établi à Tombouctou, au Mali, une Université plus ancienne que la Sorbonne?

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 « Les humains du néolithique possèdent des esclaves. » Defaudon, B. et N. Robidoux, Histoire générale, Guérin éditeur, Montréal, 1985, p. 40.

Ça prouve que les esclaves sont réellement des objets.

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 « Jusqu’au Ve siècle, la principale source d’énergie employée était la force muscu­laire, tant animale qu’humaine, et les travaux les plus dangereux et les plus difficiles étaient réservés aux esclaves. Toutefois, avec la montée du christianisme et la chute de l’Empire romain, le nombre d’esclaves diminua et il fallut trouver une source d’énergie de remplacement. » Gohier, M., Histoire et civilisation, Lidec, Montréal, 1985, p. 290.

Je crois saisir que le christianisme aurait favorisé le progrès technique. Mais un détail m’échappe tout de même : pourquoi les esclaves, lorsqu’ils étaient affranchis, perdaient-ils toute leur énergie?

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.« Le climat a une influence sur les civilisa­tions. L’être humain évolue plus vite dans un climat tempéré où l’on trouve, en grande quantité, les céréales et les animaux domes­tiques. » Cardin, J.F. et alii, Le Québec : héritages et projets, Éditions HRW, Montréal, 1984, p. 2.

Ce beau climat tempéré qui explique la prospérité des Canadiens devait être bien hostile au moment où les peuples amérindiens y vivaient dans leurs petits villages. Je n’aurais jamais crû que le climat puisse changer à ce point en quelques siècles.

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« La plupart de ces pays [du Tiers-Monde] possèdent un sol peu productif et sont situés dans “ zones de catastrophes”, c’est-à-dire qu’ils sont exposés aux inondations, aux tremblements de terrre, aux sécheresses ou aux cyclones. » Gohier, M., Histoire et civilisations, Lidec, Montréal, 1985, p. 302.

Au Québec, il s’est produit l’an dernier une série de catastrophes naturelles qui ont détruit la totalité des récoltes et rendu impossible toute forme d’agricul­ture pendant plusieurs mois. Ce fléau, qui se produit d’ailleurs chaque année, a été baptisé « l’hiver ».

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« L’avance que les habitants de l’Égypte et de la Mésopotamie prennent sur ceux des autres régions s’explique par le climat et la richesse des terres arrosées par des fleuves et des rivières. » Defaudon, B. et N. Robidoux, Histoire générale, Guérin éditeur, Montréal, 1985, p. 40.

Bizarre quand même! Il y avait pourtant aussi des fleuves et des rivières en France et en bien d’autres endroits de la planète.

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Pour expliquer le retard dans l’industrialisation de l’Amérique latine, vers 1900 : « La classe rurale est nonchalante, ce qui explique en partie le manque de dynamisme de l’économie. » Defaudon, B. et N. Robidoux, Histoire générale, Guérin éditeur, Montréal, 1985, p. 201.

On dirait que les choses ont bien changé. Maintenant, les multi­nationales se bousculent pour installer des usines d’assemblage du côté mexicain de la frontière avec les États-Unis et affirment y trouver, à bon compte, une main d’œuvre docile et fort zélée.

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 « La langue chinoise est mono-syllabique et composée d’idéogrammes. » Defaudon, B. et N. Robidoux, Histoire générale, Guérin éditeur, Montréal, 1985, p. 42

Quelle drôle d’idée que de parler avec des idéo­grammes quand ça parle tellement mieux en lettres attachées!

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Les langues des Amérindiens : « Comment maîtriser des langues et des dialectes qui n’ont pas de grammaire, qui changent, évoluent, se développent aussi rapidement? Comment, pour le mission­naire, traduire des termes abstraits lorsque tout le vocabulaire est basé sur le concret? » Cachat, G., À la recherche de mes racines, Lidec, Montréal, 1984, p. 134.

Dans une langue sans grammaire, les mots sont alignés au hasard. Personne n’y comprend grand chose mais ce n’est pas bien grave, vu qu’on n’a aucune idée abstraite à communiquer.

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 « À tout cela [i.e. le taoïsme qui impliquait la négation de la logique], il faut joindre le handicap de la langue chinoise, qui ne se prête ni à l’abstraction ni au raisonnement déductif. » Rougier, Louis, Le génie de l’Occident, Robert Laffont, Paris, 1969, p. 357.

Si vous le dites, vous devez le savoir. Je ne suis pas ostineux et je ne parle même pas chinois. Mais je me demande bien comment vous avez fait pour le savoir.

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« En Amérique du Nord, les conquérants français incitèrent diverses tribus de chas­seurs carnivores à adopter une alimentation à base de graines. Ce régime était complète­ment inadapté à leur système digestif […]. » Létourneau, L., L’Histoire et toi, Beauchemin, Montréal, 1985, p. 269.

On dirait que la nature ne les avait pas fabriqués pour connaître la civilisation! Mais il est quand même étrange que ces tribus, qui consommaient une si grande variété de plantes naturelles, aient eu tant de problèmes de digestion avec les céréales fran­çaises.

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« Au Brésil, les envahisseurs portugais obli­gèrent les autochtones nouvellement conver­tis à porter des vêtements. Ce change­ment modifia l’équilibre thermique du corps des autochtones et les maladies pulmonaires emportèrent des milliers d’individus. » Létourneau, L., L’Histoire et toi, Beauchemin, Montréal, 1985, p. 268.

On dirait que la nature ne les avait pas fabriqués pour connaître la civilisation! On peut quand même s’étonner que des gens capables de se promener presque nus attrapent un petit refroidissement s’ils portent des vêtements. Ils ne sont vraiment pas chanceux avec les vêtements car on raconte que beaucoup d’entre eux seraient morts de maladies pulmonaires qui auraient été propagées intentionnellement dans des vêtements infectés.

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« Les Espagnols soumirent les Arawak Taino des Indes Occidentales à un travail trop dur pour leur constitution. » Létourneau, L., L’Histoire et toi, Beauchemin, Montréal, 1985, p. 268.

On dirait que la nature ne les avait pas fabriqués pour connaître la civilisation! Et dire que les Espagnols pen­saient bien faire en leur offrant du travail.

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