Texticules

Histoire de rendre à Rosalie ce qui est à Rosalie, je précise que j’ai emprunté le joli néologisme « texticule » à mon ami Carlos Manzi. J’espère avoir prochainement l’occasion de le lui redonner.

La plupart des gens prennent pour acquis que le succès est un indice de qualité. Que, par exemple, un auteur à succès écrit de meilleurs livres qu’un auteur méconnu. C’est assumer qu’un Coca Cola est un breuvage délicieux, qu’un MacDonald est un plat succulent, que Donald Duck ou Mickey Mouse sont vraiment beaux ou dotés de qualités très spéciales. En fait, on pourrait supposer que la médiocrité est une condition nécessaire au succès. Ce serait même assez logique, considérant l’exigence d’un plus petit dénominateur commun requis pour satisfaire le plus grand nombre.

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Dans une société individualiste comme la nôtre, la liberté individuelle est aussi brimée que dans n’importe quelle autre société parce que la diversité des désirs individuels entraîne la mise sur pied d’institutions tellement complexes qu’elles empiètent constamment et en profondeur sur la liberté de tout le monde.

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Dans notre société, nous sommes libres de nos choix de vie ou de consommation mais contraints par une infinité de lois, de normes et de règlements. Nous ne sommes plus soumis à une religion mais tout aussi soumis à un ordre social qui repose sur le pouvoir de l’argent et de ceux qui le contrôlent. Nous sommes plus indépendants des humains qui nous sont proches mais pour pouvoir manger, se chauffer, communiquer, etc., nous sommes plus dépendants d’une foule d’institutions et d’objets contrôlés par des humains qui nous sont inconnus. D’une autre façon, cette dépendance nous soude aussi fortement à la société que les humains des sociétés communautaires.

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L’aide institutionnalisée, qu’elle s’appelle « charité publique » ou « coopération internationale »,  fait toujours au moins autant de tort que de bien parce qu’elle s’accompagne d’une retentissante publicité pour mettre en scène la générosité unilatérale des riches et l’incompétence fondamentale des aidés, jusqu’à faire croire aux privilégiés qu’ils seraient vraiment nobles et aux pauvres qu’ils seraient réellement inaptes. Et le plus grave dans tout ça, c’est que ces croyances ne transforment pas vraiment les riches en personnes nobles mais elles contribuent réellement à réduire, chez les pauvres, leur propre capacité à se prendre en mains.

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L’art est un langage, comme la parole. Dans l’usage de la parole,  jamais on ne songerait à séparer les humains en deux groupes, les Parlants et les Écoutants. C’est pourtant ce que notre société a fait en séparant les Artistes et le Public, en assumant qu’il existerait une catégorie de personnes alimentées par une source exclusive, tels des Prophètes branchés sur le Canal Dieu.

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Selon l’Église catholique, le port du préservatif ne prévient pas la transmission du sida car seules les relations sexuelles entre personnes mariées sont vertueuses. Autrement dit, les montgolfières ne s’élèvent pas dans le ciel car seuls les anges peuvent voler.

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La langue française est vraiment pauvre en matière de vocabulaire numérique. Elle a bien dix mots pour les dix premiers chiffres mais déjà dans les dizaines, ça se gâte. Après « soixante », elle doit avoir recours à des additions (soixante-dix), à des multiplications (quatre-vingt) ou même à une combinaison des deux (quatre-vingt-dix). Les Belges ont eu le génie d’adopter « septante », « octante » et « nonante » mais ça leur a coûté très cher: c’est la totalité de leur identité culturelle au sein de la francophonie qu’ils ont dû y consacrer. Les autres francophones se sont contentés de leur système primitif. C’est un peu comme si, pour le nombre 10, on avait adopté « tous-mes-doigts ».

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Chez les pauvres, le pourcentage des bandits est à peu près le même que celui des gens bien chez les riches mais ces derniers ont beaucoup plus de moyens pour faire croire le contraire.

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L’abolition de l’esclavage est considérée comme l’une des plus grandes gloires de l’humanité. Dans les faits, ce qui a fini par être aboli par les puissances coloniales, c’est seulement la propriété privée des esclaves. Elle a été remplacée par un régime de propriété collective qui permet aux États riches et aux multinationales de s’approprier collectivement les ressources humaines de la planète. On pourrait donc y voir une sorte de révolution socialiste à l’échelle mondialisée mais dont les bénéfices sont réservés à ceux qui peuvent se déguiser en personnes morales.

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Tous les problèmes de l’humanité viennent de la domination qui a été établie et institutionnalisée dans les rapports sociaux, il y a moins de dix mille ans.  La domination n’engendre pas des problèmes seulement pour les esclaves, les serfs, les réfugiés, les travailleurs exploités ou les assistés sociaux mais pour la société dans son ensemble. C’est qu’en privant les sociétés et les individus dominés de toute autonomie dans leurs choix, la domination exercée sur eux les empêche d’agir de façon cohérente. Leur intelligence étant niée et muselée, ses bénéfices potentiels sont gaspillés. Et les conséquences néfastes de ce gaspillage affectent tout autant les dominants, quelles que soient les illusions que ces derniers entretiennent sur leur bonheur ou leurs brillantes réussites.

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En supposant que la légende concernant William Shakespeare soit vraie, ce dernier n’aurait écrit aucune des pièces de théâtre qui ont fait sa renommée et ces œuvres devenues célèbres auraient plutôt été écrites par un auteur méconnu. Si la légende est vraie et que ces œuvres sont celles d’un certain Jos Bleau plutôt que du vrai William Shakespeare, on peut croire que ce dernier est celui qui, de son vivant, a tiré le plus de bénéfices de l’affaire mais c’est quand même Jos Bleau qui s’est assuré la plus grande immortalité.

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Les idées sont complètement démodées. Place aux valeurs, qui présentent l’avantage d’être encore plus floues que les idées et par conséquent, de se prêter à n’importe quel usage, tout en supportant sans broncher les incohérences les plus inimaginables.

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Nos principes de liberté individuelle nous garantissent une liberté de choix jusque dans la disposition de notre corps une fois mort. Comme notre religion laïque est en même temps matérialiste et qu’elle reconnait l’existence du corps mais pas de l’âme, nous avons le choix entre les deux procédés d’élimination des ordures ménagères : l’incinérateur ou un site d’enfouissement sanitaire.

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Dans la conception du monde véhiculée par la Bible, les humains, tous descendants des douze tribus d’Israël, étaient vus comme parents entre eux et les espèces animales étaient vues comme séparées, à l’image des couples d’animaux descendant de l’arche de Noé.  Après Darwin, ce sera le contraire : des espèces animales toutes parentes entre elles, y compris avec la nôtre, mais des humains séparés en races.

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Avec Copernic, l’Occident a mis de côté sa cosmologie géocentrique mais avec Descartes, il l’a réinstaurée sur un plan social, une nouvelle cosmologie non plus géo- mais égocentrique, puisque tout l’univers tourne autour du «Je». Cet ego, hissé au-dessus de tout, s’est du même coup enlisé dans une illusion : celle de la raison. Se percevant comme plus libre, il a crû que sa pensée aurait subi une mutation mais l’illusion découlait du fait que, dans les moments de pensée réfléchie, la participation des émotions est moins consciente et nos raisons nous semblent toujours être LA raison. Sur la base de faits observables, jamais on n’a pu confirmer le fait que le comportement d’un Occidental serait plus rationnel que celui des autres. Jamais aussi n’a-t-on tenté de le faire parce que ce « fait » relevait de la croyance, pas du nouvel univers supposément scientifique où il aurait dû passer par l’état d’hypothèse.

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La philosophie des Lumières, qui illumine encore tout l’Occident, a été définie par Emmanuel Kant comme étant « la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle est l’incapacité de se servir de son entendement sans être dirigé par un autre. » (Was ist Aufklärung ? (Qu’est-ce que les Lumières ?), 1784). Dans ce monde illusoire, il suffit d’une bonne idée et d’un peu d’audace pour être libre car l’existence même des systèmes sociaux de domination est magiquement disparue de l’horizon philosophique. Si la religion est l’opium du peuple, la philosophie est l’opium de l’aristocratie, car les pauvres ne lisent pas Kant.

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Le cannibalisme ou l’anthropophagie n’ont jamais réellement existé chez les humains. Sauf de très rares exceptions documentées, nous préférons tous mourir de faim plutôt que de nous résigner à manger la chair d’autres humains. C’est une répulsion innée et très difficile à surmonter. Depuis l’invention de la photographie en 1839, des millions d’humains sont morts dans des famines sous les yeux de photographes et reporters qui n’ont jamais rapporté la moindre photographie d’une scène d’anthropophagie. Cela n’empêche pas la presque totalité des humains, y compris les « scientifiques », de croire en la réalité du cannibalisme dans telle ou telle société exotique.

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Dans l’histoire de l’humanité que nous pouvons connaître approximativement, aucune idéologie n’a réussi à autant parler de liberté tout en mettant en œuvre un aussi vaste système de domination que le libéralisme économique.

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Je ne pense pas un mot de ce qui est écrit ici. Les pensées sont des pensées, ce ne sont pas des mots, même si on peut aussi penser à un mot. Quant aux mots, ils servent à évoquer tant bien que mal certaines pensées mais ce ne sont pas des pensées. Et c’est encore plus vrai pour les pauvres mots écrits, qui sont tellement insignifiants par rapport aux pensées vivantes. Un peu comme des portraits par rapport aux personnes.

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De nos jours, on ne parle plus de « races inférieures ». Ce qui tient lieu de nouvelle race inférieure, c’est le pauvre, de n’importe quelle couleur. En pratique, on ne dit jamais que le pauvre est génétiquement inférieur mais on attribuera la réussite des riches à leur « talent » (i.e. leurs gènes), ce qui est une théorie raciste. Et surtout, à moins d’être de gauche, on n’explique jamais la pauvreté par les mêmes causes que la richesse, c’est-à-dire par des mécanismes sociaux qui répartissent inégalement la richesse entre les riches et les pauvres. Par contre, on inventera beaucoup de théories sur la meilleure manière d’aider les pauvres, tout en prenant pour acquis qu’ils ne seraient jamais capables de s’en sortir avec leurs propres capacités. Et en même temps, on clamera haut et fort que nous vivons en démocratie, que tous sont égaux et ont les mêmes chances, et on braquera les projecteurs sur la générosité des riches. Dès lors, la seule explication logique qui reste de la pauvreté est l’infériorité naturelle des pauvres, bref leur infériorité « raciale ».

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Pour être cohérent avec leurs croyances , les adeptes de la théorie de la sélection naturelle devraient être convaincus que les habitants des pays pauvres forment des « races » supérieures à celles des pays riches, étant donné qu’ils sont soumis à une plus forte pression sélective, y compris sur le plan de l’intelligence requise pour survivre

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À l’instar de toutes les grandes divinités traditionnelles, l’Internet réussit à opérer graduellement, auprès de tous ses fervents utilisateurs, une sorte de conversion à une attitude de soumission devant un pouvoir qui les dépasse, un pouvoir autrefois attribué Dieu, Allah, Jéhovah ou le Grand Manitou, avec qui les rapports étaient bien moins omniprésents. Et tout comme c’était le cas devant les dieux antiques, cette soumission est en même temps reportée sur toutes les autres incarnations du pouvoir : le statut politique, l’argent, la science, la célébrité, etc. Avec, en prime, une plus grande illusion de liberté… L’internet permettra peut-être d’obtenir à l’échelle mondialisée ce que les religions ont eu beaucoup de mal à obtenir à des échelles plus réduites et au prix de sanglantes rivalités entre elles.

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La modestie est l’une des plus belles qualités et c’est une qualité exclusivement humaine, hors de portée de l’intelligence des autres animaux. En plus d’épargner les autres des affronts que l’orgueil produit, elle profite aussi au modeste. Quand elle n’est pas feinte, sa modestie lui procure un surcroît d’estime de la part des autres et elle lui permet du même coup de hisser à peu de frais son image de lui-même à un niveau supérieur à celui qui lui est socialement reconnu, tout en le gardant à l’abri de toutes les déchéances.

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Dans toutes les cultures humaines, on est convaincu d’avoir le monopole de la raison. Une culture est un système qui donne du sens à tout l’univers; le sens donné par les autres nous échappe et nous paraîtra donc toujours déraisonnable. L’Occident ne fait pas exception : il prétend avoir le monopole de « la Raison » et il le claironne plus fort que tous les autres parce qu’il dispose de haut-parleurs plus puissants et parce qu’il est le plus systématiquement confronté à toutes les autres cultures. Ce qui est plus tragique, c’est qu’il n’ait pas encore découvert ce fait anthropologique élémentaire: le fait qu’il est comme tous les autres. 

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En réalité, ce qu’on veut dire quand on qualifie de « traditionnels » les rituels et les techniques utilisés par les Primitifs, c’est qu’ils ne nécessitent aucune intervention de l’intelligence de leur part parce qu’ils seraient en quelque sorte inscrits dans leurs gènes primitifs.

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La religion chrétienne avait inventé l’angoisse d’une vie éternelle, ce à quoi la religion matérialiste a rétorqué en inventant l’angoisse d’une mort absolue. Heureusement, nous ne croyons pas tout à fait à l’une ni à l’autre.

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Autrefois, nous avions un certain nombre de gros mots qu’il ne fallait jamais prononcer en public mais depuis que les humoristes et la population vieillissante les brandissent à tout instant et sans la moindre gêne, nos gros mots ont perdu presque tout leur charisme. Le plus grave, c’est qu’on ne pourra pas en avoir d’autres à moins de passer deux ou trois générations avec une culture austère et très portée sur la censure.

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Dans la société d’autrefois, le statut social était déterminé par la naissance : on était de la race des seigneurs ou pas. Puis il y a eu la Révolution française et tout le progrès qui a suivi. Maintenant, notre société est devenue mondialisée et le statut social est encore déterminé par la naissance : il suffit de naître dans le bon pays.

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En termes de rationalité, quelle différence y a-t-il entre des soldats de l’État islamique qui tranchent des têtes ou font exploser des sites archéologiques en invoquant la gloire d’Allah et des soldats ou fonctionnaires allemands qui font brûler vivants des millions de Juifs en étant convaincus qu’ils sont en train de purifier le sang aryen?

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On peut sérieusement se demander quels sont les humains qui correspondent bien à notre définition classique de l’Homme comme étant un « animal raisonnable ». On a étiré l’humanité dans le passé jusqu’à y inclure de petits singes, comme Lucy, au cerveau quatre fois plus petit que le nôtre et en même temps, on n’arrête pas de nier la rationalité de tous nos contemporains qui ne sont pas tout à fait comme « Nous ».

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Il est assez amusant de constater que nous considérons la maîtrise des outils et des techniques comme étant bien supérieure à celle des symboles, la spécialité des grands prêtres et des shamans, alors que nos plus grands juristes, publicistes, politiciens ou millionnaires sont essentiellement des experts dans la manipulation des symboles.

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Les Français désignent notre espèce comme étant « le Genre humain » tandis que les Américains préfèrent l’appeler « the Human Race ». Tous les deux semblent surtout vouloir éviter de la désigner pour ce qu’elle est réellement : pas un genre, ce qui inclut plusieurs espèces, ni une race, ce qui n’inclut pas tous les humains, mais bien une espèce, c’est-à-dire l’ensemble des créatures qui peuvent se reproduire entre elles et qui partagent donc une commune nature humaine.

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Ordinairement, la redistribution de la richesse réfère au fait que les impôts payés par les plus riches à l’État lui servent à financer les programmes sociaux qui parent aux plus graves impacts de la pauvreté. Quant on sait que les 62 plus gros riches de la planète possèdent plus de richesses que 3,5 milliards de pauvres, soit la moitié de l’humanité, on devrait peut-être apprendre à parler en ce sens de « redistribution de la richesse »?

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Nos Grandes Déclarations affirment que « les Humains sont égaux » et qu’ils « sont différents ». C’est bien beau mais peut-être devraient-ils également apprendre à dire qu’ils sont aussi semblables et qu’en réalité, ils ne sont pas du tout égaux, même pas dans les droits qui leurs sont reconnus.

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On entend souvent de grands experts en politique internationale prétendre que, dans tel ou tel pays, c’est le manque de démocratie qui explique le sous-développement mais en y pensant bien, ce bon conseil ressemble un peu à celui d’un noble de l’Ancien Régime conseillant à ses paysans de faire preuve d’un peu plus d’aristocratie pour sortir de la pauvreté.

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L’animisme fait partie des principales religions pratiquées de par le vaste monde, aussi bien en Amazonie qu’en Afrique, dans l’Arctique ou dans certaines îles de la Polynésie. Le fait que cette religion ait bien pu se diffuser dans autant de peuples qui n’ont jamais eu le moindre contact entre eux reste un mystère.

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Il est clair qu’une ancienne colonie peut quand même se développer et devenir un pays riche. Le Canada en est la preuve vivante mais c’est quand même plus facile que ce sont les colonisateurs et non les autochtones qui deviennent riches.

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On apprend, dans nos cours d’économie, que les humains ont des besoins illimités. Par conséquent, il est clair que les peuples d’Amazonie ou de Polynésie qui se contentent de vivre dans des huttes et de se nourrir de chasse, de pêche et de cueillette ne sont pas des humains.

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L’effondrement de l’URSS démontre la supériorité du capitalisme sur le communisme. Par conséquent, les victoires militaires des Anglais sur les Français ont démontré que l’anglais est une bien meilleure langue.

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Le tabou des vaches sacrées en Inde est censé être la meilleure démonstration de l’irrationalité des cultures autres que la nôtre. Dans un pays qui est densément peuplé et qui ne pratique pas le pillage des ressources des autres pays, il n’est pourtant pas si irrationnel de consommer des végétaux cultivés plutôt que de les donner à manger à du bétail d’élevage qui fournirait en retour de 10 à 20 fois moins de protéines. Et préserver quand même des bovins qui se nourrissent tout seuls dans les terres en jachère pour profiter des bénéfices en engrais et en force de travail, c’est aussi une assez bonne idée quand on veut cultiver des végétaux. On ne peut pas en dire autant des 146 millions de chiens et de chats entretenus aux États-Unis.

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Nous trouvons que les dernières tribus d’Amazonie font bien pitié mais nous passons toute l’année à travailler en rêvant des quelques semaines de vacances où nous pourrons enfin aller chasser, pêcher, faire du canot, des promenades en forêt ou du tir à l’arc, se prélasser dans un hamac, veiller autour d’un feu ou simplement placoter avec nos amis et jouer avec nos enfants.

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On a aboli le régime d’Apartheid en Afrique du Sud, mais c’était pour le transposer à l’échelle planétaire.

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